10 marzo 2017

Dans les relations familières, AMOUR en réalité s’épèle T-E-M-P-S

Dans les relations familières, AMOUR en réalité s’épèle T-E-M-P-S

(Dieter F. Uchtdorf)

Je ne me souviens pas quand j’ai entendu cet extrait, mais depuis je ne l’ai jamais oublié. La valeur la plus précieuse de cette époque, n’est définitivement pas l’argent, mais le temps : il n’y a jamais assez de temps pour dormir, lire, travailler, aller en vacances, s’amuser, bien manger, faire de l’exercice, nettoyer (la saleté ne finit jamais !), ranger la maison, faire quelque chose en famille (spécialement si tu as besoin de courir après eux pour le réussir). Des fois, on est tellement immergé dans les mille et une choses de chaque jour que nous pensons que le lendemain on pourra le faire ou, peut-être, la semaine prochaine. La vérité est que, ce qui concerne la famille, les moments les plus précieux peuvent arriver lorsque nous sommes très occupés ou très fatigués.

L’automne dernier il y a eu beaucoup des semaines complètement grises, il a plu presque tous les jours et le froid a commencé à s’installer peu à peu. C’était l’heure de changer les vêtements d’été pour celle d’hiver et ça prend toujours des journées entières. Je les classifie par tipes et par catégories, donc, les chambres semblent à des champs minés pendant le procès. Une après-midi, après cette folie, quand j’avais tout très bien calculé pour finir avant souper, ma fille la plus jeune m’a dit qu’elle avait une exposition d’art à l’école. J’ai vue à travers la fenêtre : il continuait à pleuvoir et on devait marcher un kilomètre et demi pour arriver à l’école. J’ai vue l’horloge : 4 :15 pm et l’exposition était jusqu’à 6 :00 pm. Les sœurs missionnaires venaient manger à 6 :30 pm et je n’avais pas encore commencé à préparer le souper. J’ai vu ma fille et soupiré en attendant qu’elle dise que ce n’était vraiment pas important ou qu’elle ne voulait pas se mouiller, mais à la place, j’ai reçu cette réponse : « Je ne vais pas te dire c’est lequel, et comme ça tu pourras deviner c’est lequel… » c’est-à-dire, que c’était UN SEUL DESSIN! J’ai osez demander : « C’est important pour toi qu’on aille ? ». Elle a incliné la tête et a dit que oui. J’ai seulement put dire : « Alors on y va ».

J’ai laissé tout comme qu’il était et j’ai couru à la cuisine pour laisser le repas prêt avant de partir. On a pris nos parapluies et on a commencé notre marche à l’école. Ma fille a parlé tout le long du chemin, elle m’a raconté ce qu’elle a fait ce jour-là, elle m’a parlait de ses amies, elle m’a fait quelques questions et a partageaient quelques réflexions. En fin on est arrivé à l’école, et très fière, elle m’a emmené au mur de sa classe pour que je devine quel était son œuvre d’art (heureusement elle n’est pas très bonne à résister le suspens, donc elle m’a donné suffisamment d’indices pour deviner).



On était là, les deux mouillées et suées regardant un animal multicolore sur le tableau des Monstres. Elle m’a emmené dans un salon où on a vu les œuvres des autres classes, on a salué ses amis et on est retourné à la maison.

Cette nuit-là, j’ai poursuivis mon travail à neuf heure du soir après qu’ils se soient coucher, je n’avais pas le choix, mon lit était un champ miné : si je voulais dormir, je devais ranger les vêtements. Pendant que tout le monde dormait, je pensais que j’aurais vraiment pu finir beaucoup plus tôt si je n’étais pas aller à l’école, mais la vérité est que dans quelques années, personne va se rappeler si les vêtements étayeraient ou n’étaient pas ranger dans les tiroirs de la garde-robe ou ce que nous avons soupé cette nuit- là, mais elle va toujours se rappeler d’être allée à l’école pour voir son œuvre d’art même s’il pleuvait.

La vie est remplie de souvenirs. Est-ce que je prends le temps pour construire de souvenirs précieux pour ma famille, du temps pour entendre, jouer, rire, danser, accompagner ou pour se mouiller sous la pluie ? Les souvenirs nous accompagnent n’importe où on aille. Ils nous réconforteront en temps de difficultés et nous feront joyeux quand on aura besoin d’eux. Ils nous fortifieront et nous uniront. Ils créent des liens qui s’étendent avec le temps et qui passent de génération en génération. Certainement, c’est vrai ce qu’un jour j’ai lu :


« Le souvenir est un jardin d’Éden du quel ne nous serons jamais expulsés »

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